Indiana Jones et la dernière croisade (« Indiana Jones and the Last Crusade ») Steven Spielberg, 1989

Fedora

Indiana (River Phoenix) a perdu la croix de Coronado, mais va gagner son chapeau emblématique…

En 1912, le tout jeune Indiana Jones (River Phoenix), qui fait alors partie d’une troupe de scouts, réussit à dérober à des pilleurs de tombes une splendide croix en or, la croix de Coronado. Il compte en effet la remettre aux autorités compétentes. Mais il doit malheureusement la rendre aux voleurs, après une course-poursuite échevelée en train et à cheval, pendant laquelle il tombe dans une cuve remplie de serpents, dont il gardera une phobie définitive. Il y gagne aussi au passage sa cicatrice au menton en apprenant à manier le fouet. 26 ans plus tard, tenace, Indiana Jones (Harrison Ford) parvient enfin à récupérer la fameuse croix. Nous sommes en 1938, et les nazis sont à la recherche du Saint Graal. Le meilleur spécialiste du sujet est justement Henry Jones (Sean Connery), le père d’Indiana. Or, il a disparu…

Après Les aventuriers de l’arche perdue et Indiana Jones et le temple maudit, Steven Spielberg signe avec ce troisième volet le meilleur épisode de ce qui était alors une trilogie, et qui aurait dû le rester.

Jones père et fils

Les Jones père (Sean Connery) et fils (Harrison Ford)

L’enjeu de l’aventure d’Indiana Jones, cette fois-ci, est autant la recherche d’un objet sacré, comme dans les deux autres épisodes, que de retrouver, dans tous les sens du terme, un père qu’il n’a jamais vraiment connu. Le dynamisme provient de la relation père-fils, bousculant le schéma traditionnel du film d’aventure.

En effet, une fois n’est pas coutume, Steven Spielberg malmène joyeusement et irrespectueusement son héros en lui accolant un père diamétralement opposé à son aventurier de fils, le ridiculisant parfois aux yeux des autres personnages : Le fier surnom « Indiana » se révèle être le nom du chien, entraînant le rire de tous ses compères, et le héros se prend aussi une gifle (non prévue par le scénario, cette baffe était d’ailleurs authentique !) dans une scène très drôle.

Le chevalier du graal

Le chevalier du Graal (Robert Eddison) et Indiana.

L’idée de la double quête est ainsi habillement menée. Indiana Jones est un chevalier. Un chevalier moderne, certes, sans armure (le dernier templier, gardien du Graal, est surpris par son accoutrement), mais il en possède néanmoins le courage et la valeur. Il est donc logique que tels les chevaliers de la Table Ronde, dont il est l’héritier, il se lance à la recherche d’objets bibliques comme l’Arche d’alliance ou le Saint Graal. Voilà pourquoi, aussi, Le temple maudit, qui n’appartient pas à cette thématique, semble hors sujet, sans même parler du quatrième volet impliquant des extraterrestres… De sa quête personnelle, Indiana sortira aussi transformé. Spielberg réussit à conserver une certaine pudeur dans les retrouvailles du père et du fils, liées à la symbolique du Saint Esprit, il fallait oser.

Jones

Les Jones en mauvaise posture.

Sean Connery est formidable dans le rôle du père. Volant presque la vedette à son Harrison Ford de fils, pourtant âgé de seulement 12 ans de moins que lui, il compose un patriarche raide et irascible, un rat de bibliothèque en décalage complet avec la réalité… Et néanmoins chaud lapin ! Il forme un duo infernal avec Marcus Brody (Denholm Elliott), autre archéologue littéraire peu doué pour le terrain, même si l’on se doute que leurs connaissances, évidemment, seront plus qu’utiles à l’action, laissant Indiana pantois. « La plume plus forte que l’épée », superbe réplique de Marcus Brody citant un proverbe allemand, pourrait d’ailleurs être le crédo de cet épisode, où les notes de toute une vie, patiemment rassemblées dans un journal, constituent le sésame pour atteindre le Graal et déjouer les épreuves qui l’entourent.

Elsa

Indiana ne résiste pas au charme d’Elsa Schneider (Alison Doody)

Les « méchants » sont bien campés, en particulier Elsa Schneider (Alison Doody), beauté glaciale digne d’une James Bond girl, ce qui tombe bien, puisqu’elle apparaît dans Dangereusement vôtre. Elle joue ici aux côtés du « vrai » James Bond, Sean Connery. Et l’aventure fictive croisant la vraie, Indiana Jones fait une rencontre historique marquante, dont il reviendra avec un autographe !

A signaler, la présence de River Phoenix, acteur trop tôt disparu, dans le rôle d’Indy adolescent. Il avait déjà joué avec Harrison Ford dans Mosquito Coast, où il interprétait cette fois son fils…

autographe

Une dédicace inoubliable…

La musique, somptueuse, est signée John Williams.

Un très bon film d’aventure, donc, si ce n’est le meilleur de la franchise, rythmé et distrayant, qui ne vieillit pas, et dans lequel Indy utilise tous les moyens de transports possibles et imaginables !


Ben alors, personne n’avait trouvé la solution grâce à mes indices ? Pourtant, au début du film, Indy trouve et récupère la croix de Coronado, ensuite il se retrouve dans un train face à un lion qu’il dompte à coups de fouet. On retrouve ensuite des lions à l’entrée du temple du Graal. Et pour finir, le fameux « X » qui marque l’emplacement de l’entrée des catacombes à Venise.

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5 commentaires pour Indiana Jones et la dernière croisade (« Indiana Jones and the Last Crusade ») Steven Spielberg, 1989

  1. walkfredjay dit :

    Mon préféré des « INDIANA JONES » grâce à Connery. Sa façon de dire « C’est intolérable ! » quand il se fait tirer dessus par les nazis est un régal inégalable !

    Aimé par 1 personne

    • evy dit :

      On est bien d’accord ! J’adore ses mimiques (ses regards désapprobateurs vers son fils me font plier à chaque fois), sa manière de tenir sa valise et son parapluie et toutes ses répliques. « Qu’est-ce qui se passe à 11h ? » (…) « Fils, ils nous ont eus ! »

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  2. Val dit :

    C’est également mon « Indiana Jones » préféré, avec cette filiation qui tombe sous le sens, vu le passé cinématographique de Sean Connery, acteur que j’ai vraiment découvert d’ailleurs grâce à ce film !

    Pour ce qui est de ta devinette, Evy, j’ai essayé à plusieurs reprises de la résoudre hier;.. J’étais à mille lieues de penser à « Indiana Jones et la dernière croisade » 😉
    Mais continue à nous proposer de tels jeux d’esprit, c’est très bon pour nos neurones.

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  3. lemmy dit :

    Dur de choisir entre trois excellents films d’une trilogie imparable qu’on pourrait regrader une fois par an… Mais c’est vrai qu’y ajouter Connery fut un trait de génie. La scène du parapluie est géniale.

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